mardi 19 août 2008

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la rentrée littéraire 2008 en 10 questions-réponses

1) Combien de livres pour la rentrée 2008 ?

466 romans français
210 romans étrangers
676 romans au total
dont 91 premiers romans

2) Publie-t-on toujours plus ?

Cette année : non. Le nombre de romans publiés à la rentré 2008 est en baisse par rapport à l’an dernier (676 au lieu de 727).
En revanche, comparée à ce qu’elle était il y a 20 ou 30 ans, la rentrée littéraire 2008 ressemble à un tsunami : dans les années 1980 le nombre de romans publiés était inférieur à 200.

3) Quel est le plus gros tirage ?

200 000 exemplaires pour le nouveau Amélie Nothomb chez Albin Michel

4) Pourquoi tant de livres à la rentrée ?

Ce n’est pas la rentrée des classes qui déteint sur tous les Français et les conduit à se plonger dans les livres dès leur retour de vacances ! Si la rentrée littéraire de septembre est bien plus abondante que celle de janvier, c’est parce que les prix littéraires sont décernés, pour la plupart (parmi les exceptions, le prix du livre Inter par exemple), en automne.

5) Quels sont les romans français les plus attendus de cette rentrée ?


Le nouveau Philippe Vilain. « Faux père » (Grasset) qui raconte l’histoire d’un séducteur à qui une belle italienne « fait un enfant dans le dos » est très attendu. De même que Benoît Duteurtre qui dans « Les pieds dans l'eau » (Gallimard) raconte la vie de son arrière-grand-père René Coty.

Si la finesse de « La conversation amoureuse » vous a charmé, il en sera de même de « Paradis conjugal » (Albin Michel), le nouveau roman d’Alice Ferney. Citons aussi, Sylvie Germain (« L'inaperçu », Albin Michel), Marie Nimier ( « Les inséparables »,Gallimard), Valentine Goby - Qui touche à mon corps, je le tue (Gallimard) etCatherine Cusset - Un brillant avenir (Gallimard).

6) Quels sont les romans étrangers les plus attendus de cette rentrée ?

Evidemment tout le monde attend le nouveau roman de Thomas Pynchon (« contre jour » au Seuil), mais aussi la fresque historique « Alfred et Emily » de la nobellisée Doris Lessing chez Flammarion. Susan Sontag (« Et en même temps », Bourgois), Joyce Carol Oates, Paula Fox (« Parure d’emprunt » chez Joëlle Losfeld), Hanif Kureishi (« Quelque chose à te dire », Bourgois), ou encore David Lodge (Rivages) sont également très attendus.


7) Qui sont les nouveaux auteurs prometteurs ?

« La meilleure part des hommes », un portrait d’une génération marquée par le sida, de Tristan Garcia a déjà reçu beaucoup de louanges.

8) De quoi parlent tous ces livres ?


Difficile de dégager des tendances parmi 676 romans ! Pourtant des lignes de force paraissent se dégager. Beaucoup de ces romans ont en commun un goût pour le malheur. Ainsi, Alice. Ferney (« Paradis conjugal ») analyse un couple qui se délite, Régis Jauffret écrit à une morte dans « Lacrimosa » chez Gallimard. Certains auteurs s’emparent de sujets lourds (le handicap pour Jean-Louis Fournier, dans « Où on va, papa » chez Stock, l’exclusion dans « Une fille du feu », d’Emmanuelle Bayamack-Tam à propos d’une jeune femme obèse),). Les histoires de sexe font toujours florès, avec les récidivistes de l’auto-fiction intime, Christine Angot (Le Marché des amants, Seuil) et Catherine Millet (Jour de souffrance, Flammarion). Pierre Bisiou ose une apologie de la sodomie dans « Enculée » (Stock), Dans un resgistre plus léger on attend beaucoup du nouveau Jean-Paul Dubois (« Les accommodements raisonnables », à l’Olvier) ou « Arkansas » de Pierre Mérot.


9) Qui se cache derrière le mystérieux roman annoncé par Flammarion ?


La PDG de Flammarion Teresa Crémisi a annoncé un livre mystère tiré à 100 000 exemplaires. Même si le nom de Houellebecq a été évoqué (ce matin sur France Inter), la seule chose que l’on sait avec certitude c’est qu’il s’agit d’un livre à deux voix.

10) Y a-t-il des chefs d’œuvres inconnus ?


Aucun critique, aucun lecteur ne peut lire plus de 600 romans. On pourrait craindre que de bons livres soient noyés dans la masse des publications et ne parviennent pas à trouver leurs lecteurs. Pourtant, quand un éditeur repère un chef d’œuvre, il sait le « vendre » aux journalistes et petit à petit un « buzz » se crée. Mais certains livres ne passent-ils pas quand même à travers les mailles du filet ?

3 commentaires:

clochette a dit…

J'ai plutôt tendance à penser que les chefs d'oeuvre finissent tjs par être repérés, dans la mesure où ils sont publiés !

Tamara a dit…

Intéressant ! J'ai eu la chance de lire le nouveau roman de Marie Nimier, je confirme qu'il est bon ! Je vais guetter celui d'Alice Ferney dont j'aime beaucoup l'écriture.

Michel a dit…

Commr Tamara le prochain opus de Alice Ferney me resistera pas longtemps...